Chapter VIII – Part 5

$ It’s more comfortable to pull the wool over my eyes saying: if I wanted, I could learn German but I don’t feel like it. A similar strategy consist in doing what you’re supposed to do in the last possible moment. I can’t be disappointed with what I did because I wrote it on the bus, because I didn’t have time etc. Ok, they rejected my project but I finished it in such a hurry.

$ I should try hard to make something meaningful, groundbreaking.

$ For the sake of argument, please have a look at our chart and translate your last sentence into a proactive language.

$ I can do it. I can choose not doing this. I want to do it well enough. I prefer facing this than leaving it. My Inner Voice tells me how to break new ground. I decide to do something meaningful.

$ How do you feel about it?

$ Well, this is a wholly different perspective. As if all of the sudden I were given a medal, whose existence I ignored and I felt extremely moved and asked with disbelief: am I really like this?

$ That’s the power that comes from taking matters into your own hands. You were talking about the division of labor and then about the male power and the distance to the outside world. Are you really interested in power?

$ I have never experienced power, actually. I haven’t even been a manager. What seems attractive to me in power is the fact that people listen to you, are obedient to you, respect you.

$ Listen to an excerpt from “The Little Prince”. The scene where he meets the king.

Il se trouvait dans la région des astéroïdes 325, 326, 327, 328, 329 et 330. Il commença donc par les visiter pour y chercher une occupation et pour s’instruire.

La première était habitée par un roi. Le roi siégeait, habillé de pourpre et d’hermine, sur un trône très simple et cependant majestueux.

-Ah! Voilà un sujet, s’écria le roi quand il aperçut le petit prince.

Et le petit prince se demanda:

-Comment peut-il me connaître puisqu’il ne m’a encore jamais vu!

Il ne savait pas que, pour les rois, le monde est très simplifié. Tous les hommes sont des sujets.

-Approche-toi que je te voie mieux, lui dit le roi qui était tout fier d’être roi pour quelqu’un.

Le petit prince chercha des yeux où s’asseoir, mais la planète était toute encombrée par le magnifique manteau d’hermine. Il resta donc debout, et, comme il était fatigué, il bâilla.

-Il est contraire à l’étiquette de bâiller en présence d’un roi, lui dit le monarque. Je te l’interdis.

-Je ne peux pas m’en empêcher, répondit le petit prince tout confus. J’ai fait un long voyage et je n’ai pas dormi…

-Alors, lui dit le roi, je t’ordonne de bâiller. Je n’ai vu personne bâiller depuis des années. Les bâillements sont pour moi des curiosités. Allons! bâille encore. C’est un ordre.

-Ca m’intimide… je ne peux plus… fit le petit prince tout rougissant.

-Hum! Hum! répondit le roi. Alors je… je t’ordonne tantôt de bâiller et tantôt de…

Il bredouillait un peu et paraissait vexé.

Car le roi tenait essentiellement à ce que son autorité fût respectée. Il ne tolérait pas le désobéissance. C’était un monarque absolu. Mais comme il était très bon, il donnait des ordres raisonnables.

“Si j’ordonnais, disait-il couramment, si j’ordonnais à un général de se changer en oiseau de mer, et si le général n’obéissait pas, ce ne serait pas la faute du général. Ce serait ma faute.”

-Puis-je m’asseoir? s’enquit timidement le petit prince.

-Je t’ordonne de t’asseoir, lui répondit le roi, qui ramena majestueusement un pan de son manteau d’hermine.

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